💭 Foire aux Questions

§ 1 – Le projet : le premier supermarchĂ© coopĂ©ratif et participatif Ă  Avignon

Quelle est la condition incontournable pour lancer le projet ?
Le nombre d’adhĂ©rents

1. Quel est le nombre d’adhĂ©rents nĂ©cessaire pour lancer le projet ?
2. Que se passe-t-il si le nombre de 1500 adhĂ©rents n’est pas atteint ?
3. Qui peut faire ses courses Ă  ce supermarchĂ© ?

De quoi s’agit-il ?

4. Quels sont les grands objectifs du projet ?
5. Quelle est la philosophie du projet ?
6. Existe-t-il d’autres expĂ©riences identiques ou similaires en France ou Ă  l’étranger ?

Quels produits, quels services ?

7. Quels seront les produits mis en vente ?
8. La gamme des produits sera-t-elle complĂšte ?
9. Comment s’effectue la sĂ©lection des produits ?
10. La sĂ©lection des produits sera-t-elle fonction du volume des ventes ?
11. Comment seront achetés les produits ?
12. Quels services annexes pourraient-ils ĂȘtre organisĂ©s ?
13. Quels seront les horaires d’ouverture ?

Le lieu ?

14. Quel est le lieu d’implantation de ce nouveau supermarchĂ© ?
15. Quelle sera la surface de vente ?

Quand ?

16. Quelle est la date d’ouverture envisagĂ©e?

§ 2 – Le financement

Quels sont les différents modes de financement interne ?

17. Quels investissements doivent opĂ©rer les membres –coopĂ©rateurs ?
18. Existe-t-il différentes catégories de parts ?
19. Mon investissement est-il remboursable ?
20. Peut-on effectuer un prĂȘt Ă  la coopĂ©rative ?
21. Peut-on effectuer un don ?

Quels sont les différents modes de financement externe ?

22. Le prĂȘt bancaire
23. Le cautionnement bancaire
24. Le financement participatif

§ 3 – Le fonctionnement du supermarchĂ©

25. Quelle est la structure juridique ?
26. Quels sont les principes de fonctionnement ?
27. Les particularitĂ©s d’une SAS coopĂ©rative : tableau comparatif

Quelles sont les attributions des coopérateurs ?

28. Comment sera gérée la coopérative ?
29. Quelle quantité de travail faudra- t-il fournir ?
30. Que se passe-t-il si on n’assure pas son quota d’heures de travail ?
31. Quelles tùches les coopérateurs devront-ils assurer ?
32. Les équipes seront-elles réguliÚres ?

Quelle est la fonction des coordinateurs d’équipes bĂ©nĂ©voles ?

33. Pourquoi recourir Ă  des coordinateurs d’équipes bĂ©nĂ©voles ?
34. Quel sera le rĂŽle des coordinateurs d’équipes bĂ©nĂ©voles ?

Quelles seront les attributions des salariĂ©s ?

35. Quels sont les domaines de gestion rĂ©servĂ©s Ă  l’Ă©quipe salariĂ©e ?
36. Existera-t-il un esprit coopĂ©ratif entre les salariĂ©s et les coopĂ©rateurs ?

Quels sont les organes de « gouvernance Â» et de gestion ?

37. Comment est rĂ©parti le pouvoir dĂ©cisionnel, entre les salariĂ©s et les membres-coopĂ©rateurs ?
38. Comment organiser un dialogue entre les salariĂ©s et les coopĂ©rateurs ?
39. Quelle sera le rĂŽle de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ?
40. Quel est le rĂŽle du comitĂ© de gouvernance ?
41. Quel est le rĂŽle du prĂ©sident ?


§ 1 – Le projet : le premier supermarchĂ© coopĂ©ratif et participatif Ă  Avignon


Quelle est la condition incontournable pour lancer le projet ?
Le nombre d’adhĂ©rents


1. Quel est le nombre d’adhĂ©rents nĂ©cessaire pour lancer le projet ?

1500 coopĂ©rateurs au minimum sont nĂ©cessaires afin d’obtenir le soutien d’un Ă©tablissement financier de l’économie sociale et solidaire.


2. Que se passe-t-il si le nombre de 1500 adhĂ©rents n’est pas atteint ?

Le projet ne peut pas démarrer.


3. Qui peut faire ses courses à ce supermarché ? .

Tout le monde peut y faire ses courses :

‱ En devenant coopĂ©rateur moyennant l’achat d’une ou plusieurs parts,
‱ En effectuant son temps de service de 3 heures tous les 28 jours.

– En consĂ©quence :

‱ Un magasin dont les clients, membres de la coopĂ©rative, sont propriĂ©taires et utilisateurs du supermarchĂ©,
‱ Chaque coopĂ©rateur participe bĂ©nĂ©volement au fonctionnement du magasin,
‱ Une nouvelle façon de devenir consom’acteur, de sensibiliser les clients-coopĂ©rateurs aux enjeux alimentaires actuels,
‱ Un lieu d’Ă©change et de partage.


De quoi s’agit-il ?


4. Quels sont les grands objectifs du projet ?

– La lutte contre les exclusions et les inĂ©galitĂ©s alimentaires, sanitaires, sociales, Ă©conomiques et culturelles,
– La sensibilisation Ă  la citoyennetĂ© et au dĂ©veloppement du lien social, particuliĂšrement par l’action participative de ses membres,
– La contribution au commerce Ă©quitable afin de promouvoir Ă  la solidaritĂ© locale, nationale et internationale,
– La participation au dĂ©veloppement durable, par l’émergence d’un type nouveau et exemplaire de consommation pouvant convenir au plus grand nombre

5. Quelle est la philosophie du projet ?

– CrĂ©er en Avignon un lieu qui reflĂ©terait nos idĂ©aux en matiĂšre d’alimentation, d’agriculture, de commerce et de liens sociaux pour y faire nos courses.
– Proposer des produits issus d’une agriculture pĂ©renne, respectueuse des sols, de l’eau et du vivant.
– Vendre Ă  prix bas afin de permettre Ă  tous l’accĂšs Ă  des produits de qualitĂ©.
– Faire que les personnes qui cultivent et transforment nos aliments soient rĂ©munĂ©rĂ©es correctement et travaillent dans des conditions dignes.
– Faire que notre supermarchĂ© soit Ă  but non-lucratif : ni course au profit, ni spĂ©culation.
– Faire que notre coopĂ©rative soit un lieu d’Ă©changes et de partage.

6. Existe-t-il d’autres expĂ©riences identiques ou similaires en France ou Ă  l’étranger ?

– Aux États-Unis, dans le quartier de Brooklyn, Ă  New York , Park Slope Food Coop est un supermarchĂ© collaboratif fondĂ© en 1973, un exemple stable, trĂšs performant. Il compte prĂšs de 17 000 membres coopĂ©rateurs et 80 salariĂ©s. Il est parmi les supermarchĂ©s, le plus performants des États-Unis. Les bĂ©nĂ©fices sont rĂ©investis.
– En France, une trentaine de supermarchĂ©s collaboratifs sont en projet ou lancĂ©s. La Louve Ă  Paris a plus de 6000 adhĂ©rents, et fonctionne avec succĂšs depuis 2016. La Cagette, Ă  Montpellier, a ouvert ses portes en 2017.


Quels produits, quels services ?


7. Quels seront les produits mis en vente ?

– De prĂ©fĂ©rence, mais pas uniquement :

‱ Des produits à prix bas,
‱ Des produits de qualitĂ©, respectueux du goĂ»t,
‱ Des produits de proximitĂ©,
‱ Des produits qui respectent l’impact environnemental,
‱ Des produits « Ă©quitables » qui respectent les droits des producteurs,
‱ Des produits qui rĂ©pondent aux besoins culinaires des quartiers,

– Pour mieux comprendre, en majoritĂ© :

‱ Des produits bios, plutĂŽt non industriels, artisanaux et locaux favorisant la rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s, en veillant Ă  la juste rĂ©tribution des producteurs,
‱ Des produits que l’on trouve dans les supermarchĂ©s classiques.

– Mais aussi :

‱ Des produits de « grandes surfaces » et des produits exotiques pour rĂ©pondre Ă  toutes les demandes,
‱ Des produits proposĂ©s Ă  tous moments par les coopĂ©rateurs les dĂ©sirant, et dont la vente s’avĂ©rera effective les jours passants.


8. La gamme des produits sera-t-elle complĂšte ?

– Oui, l’objectif est de pouvoir y faire toutes ses courses,
– La gamme des produits proposĂ©s sera en Ă©volution constante.


9. Comment s’effectue la sĂ©lection des produits ?

– Tout coopĂ©rateur a la possibilitĂ© de proposer des produits Ă  tout moment,
– Tout coopĂ©rateur peut informer et dĂ©battre avec d’autres sur les enjeux qui lui semblent importants,
– Par contre, aucun coopĂ©rateur ne peut interdire la mise en vente d’un produit.


10. La sélection des produits sera-t-elle fonction du volume des ventes ?

L’outil le plus dĂ©mocratique est le taux de ventes. Il reflĂšte fidĂšlement les rĂ©elles habitudes de l’ensemble des coopĂ©rateurs.


11. Comment seront achetés les produits ?

– En prioritĂ©, par des centrales d’achat pour rĂ©duire l’impact Ă©cologique et les coĂ»ts logistiques des livraisons multiples,
– Mais aussi, par des achats en vente directe auprĂšs de producteurs quand cela est possible.


12. Quels services annexes pourraient-ils ĂȘtre organisĂ©s ?

Au delĂ  d’un certain nombre de coopĂ©rateurs il sera possible d’imaginer :

‱ Un atelier cuisine,
‱ Un espace enfant,
‱ Un accompagnement à domicile,
‱ Un service aux personnes Ă  mobilitĂ© rĂ©duite, etc



13. Quels seront les horaires d’ouverture ?

Les horaires habituels d’un supermarchĂ©.


Le lieu ?


14. Quel est le lieu d’implantation de ce nouveau supermarchĂ© ?

Avignon


15. Quelle sera la surface de vente ?

Au minimum 800 Ă  1000 m2


Quand ?


16. Quelle est la date d’ouverture envisagĂ©e ?

– La date d’ouverture dĂ©pend du nombre d’adhĂ©rents Ă  la coopĂ©rative.
– Le projet ne peut ĂȘtre lancĂ© qu’une fois le nombre de 1500 adhĂ©rents atteint.


§ 2 – Le financement


Quels sont les différents modes de financement interne ?


17. Quels investissements doivent opĂ©rer les membres –coopĂ©rateurs ?

– L’investissement minimum pour un coopĂ©rateur est de 100 â‚Ź, ce qui reprĂ©sente un achat de 10 parts de la coopĂ©rative.
– Les bĂ©nĂ©ficiaires des minima sociaux ainsi que les Ă©tudiants boursiers niveaux 6 et 7 peuvent n’acheter qu’une part, soit un investissement de 10 â‚Ź.


18. Existe-t-il différentes catégories de parts ?

– Le capital social est divisĂ© en trois catĂ©gories d’actions.
– Chaque associĂ© de catĂ©gorie A ou B ne dispose que d’une voix, quel que soit le nombre d’actions dont il est titulaire, sauf les associĂ©s de catĂ©gorie C qui ne disposent d’aucun droit de vote.

‱ Parts de catĂ©gorie A

Actions de catégories A réservées aux associés consommateurs, personnes physiques ayant vocation à recourir directement ou indirectement aux services de la Coopérative.
Actions avec droit de vote.

‱ Parts de catĂ©gorie B

Actions de la catĂ©gorie B qui pourront ĂȘtre souscrites par toutes personnes physiques ou morales qui entendent contribuer, par l’apport de capitaux, Ă  la rĂ©alisation des objectifs de la CoopĂ©rative, sans avoir vocation Ă  recourir Ă  ses services.
Les dĂ©tenteurs de ces actions devront ĂȘtre agrĂ©Ă©s par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale.
Actions avec droit de vote.

‱ Parts de catĂ©gorie C

Actions de catégorie C qui bénéficient des avantages particuliers, et qui ne comportent pas de droit de vote, actions de préférence.
Les dĂ©tenteurs de ces actions devront ĂȘtre agrĂ©Ă©s par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale.
Actions sans droit de vote.
(cf. question n° 27, particularitĂ©s d’une SAS CoopĂ©rative)


19. Mon investissement est-il remboursable ?

– Le montant nominal des parts souscrites est remboursĂ© quels qu’en soient le moment et les motifs.
– Les remboursements de parts ont lieu une fois par an.


20. Peut-on effectuer un prĂȘt Ă  la coopĂ©rative ?

Oui. Tout coopĂ©rateur peut prĂȘter de l’argent Ă  la coopĂ©rative.


21. Peut-on effectuer un don ?

Oui. Tout coopérateur peut faire un don.


Quels sont les différents modes de financement externe ?


22. Le prĂȘt bancaire :

Rappel important : 1500 coopĂ©rateurs sont nĂ©cessaires afin d’obtenir le soutien d’un Ă©tablissement financier de l’économie sociale et solidaire :

‱ Le fonds territorial de France Active en rĂ©gion PACA, (prĂȘts et cautions d’emprunts spĂ©cifiques pour les structures de l’économie sociale et solidaire, montants et conditions Ă©tudiĂ©s en fonction de la structure (capacitĂ© financiĂšre) et de ses statuts.
Les prĂȘts de France Active sont en gĂ©nĂ©ral couplĂ©s Ă  des emprunts bancaires.
‱ La NEF, coopĂ©rative de finances solidaires, finance uniquement des projets Ă©cologiques et d’Ă©conomie sociale et solidaire
‱ La banque de GEM La Coop.
‱ Autres banques possibles à mettre en concurrence.


23. Le cautionnement bancaire

– France active peut cautionner des prĂȘts bancaires, c’est son mĂ©tier.
– Ce soutien peut amener une garantie de la Caisse des dĂ©pĂŽts et consignations.


24. Le financement participatif

– Il en existe plusieurs spĂ©cialisĂ©s dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.
– Cela demandera une grosse mobilisation des adhĂ©rents pour faire jouer leurs rĂ©seaux personnels.

N.B. : financement participatifLe financement participatif, crowdfunding, est une expression décrivant tous les outils et méthodes de transactions financiÚres qui font appel à un grand nombre de personnes afin de financer un projet.
L’Ă©mergence des plateformes de financement participatif a Ă©tĂ© permise grĂące Ă  Internet et aux rĂ©seaux sociaux, complĂ©tant ou remplaçant la traditionnelle souscription.
Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus global : celui de la consommation collaborative et de la production participative.


§ 3 – Le fonctionnement du supermarchĂ©


25. Quelle est la structure juridique ?

Une Société Coopérative de Consommation (SCC loi de 1947), organisée sous forme de Société par Actions Simplifiée, à capital variable (SAS).


26. Quels sont les principes de fonctionnement ?

– Principe dĂ©mocratique : une personne = un vote, quel que soit le nombre de parts dĂ©tenues,
– Principe participatif : chaque coopĂ©rateur participe au fonctionnement du magasin en y travaillant 3 heures tous les 28 jours,
– Principe non spĂ©culatif : aucun dividende versĂ© au coopĂ©rateur, les parts sont revendues Ă  leur valeur nominale,
– Principe d’économie directe : la coopĂ©rative propose des prix de vente au plus prĂšs du prix de revient possible. Les bĂ©nĂ©ficies sont rĂ©investis.


27. Quels sont les ParticularitĂ©s d’une SAS coopĂ©rative ?

Tableau comparatif

AssociationSARL ou SASAS Coopérative
Capital socialAucun1 € pour une SARL
37 000 € pour une SA
Capital variable, en fonction du nombre de coopérateurs
Partage
des bénéfices
InterditPartage des dividendes, au prorata, proportionnellement, au capital détenuAction ordinaire : Aucun dividende
Action de prĂ©fĂ©rence : Dividendes versĂ©s selon la dĂ©cision de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale
La prise
de décision
Selon les statutsLa dĂ©cision de partage des bĂ©nĂ©fices appartient Ă  l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des associĂ©s, des actionnaires,
au prorata, proportionnellement, au capital détenu
Action ordinaire : Avec droit de vote
Action de prĂ©fĂ©rence : Sans droit de vote, dividendes versĂ©s selon la dĂ©cision de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale
Une spécificité, originale et distinctive des SAS coopératives :
Les dĂ©tenteurs d’action de prĂ©fĂ©rence on droit Ă  une fraction des bĂ©nĂ©fices, dividendes, selon la dĂ©cision de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale mais ils ne participent pas au vote de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Ils ne participent pas Ă  la gestion.


Quelles sont les attributions des coopérateurs ?


28. Comment sera gérée la coopérative ?

– GEM la COOP’ sera gĂ©rĂ©e par les coopĂ©rateurs qui y feront leurs courses et par une Ă©quipe rĂ©duite de salariĂ©s qui assureront la coordination du magasin.


29. Quelle quantité de travail faudra- t-il fournir ?

– Équipe rĂ©guliĂšre, 3 heures de service consĂ©cutives tous les 28 jours et plus Ă©ventuellement, sauf alĂ©as de la vie, pour la totalitĂ© des tĂąches, et ce aux cĂŽtĂ©s de quelques salariĂ©s,
– Équipe volante, horaires amĂ©nagĂ©s pour les membres qui ont des emplois irrĂ©guliers, ou des handicaps.


30. Que se passe-t-il si on n’assure pas son quota d’heures de travail ?

– Si on manque son service, on en doit deux Ă  la Coop pour rattraper : le service manquĂ© + le service compensatoire,
– Quand un coopĂ©rateur manque 2 services consĂ©cutifs. Il est toujours membre de la coopĂ©rative, mais n’a plus le droit d’y faire ses courses, sauf en cas de rattrapage,
– Quand un coopĂ©rateur sait qu’il va manquer un service, il peut Ă©viter d’avoir Ă  faire des rattrapages en organisant un Ă©change avec un autre membre.


31. Quelles tùches les coopérateurs devront-ils assurer ?

– RĂ©ceptionner les livraisons, mettre en rayon les produits, peser les fruits et lĂ©gumes, tenir la caisse ou encore faire le mĂ©nage

– Les tĂąches seront rĂ©parties en fonction des capacitĂ©s de chacun et du crĂ©neau horaire,


32. Les équipes seront-elles réguliÚres ?

– La plupart des coopĂ©rateurs effectuent leurs services avec le mĂȘme groupe de personnes tous les 28 jours,
– Un moyen d’assurer que l’expĂ©rience de la coopĂ©rative soit conviviale,
– Un moyen de dĂ©velopper de bonnes habitudes : on dĂ©couvre qui se complĂšte, qui est plus ou moins apte pour une telle tĂąche, etc



Quelle est la fonction des coordinateurs d’équipes bĂ©nĂ©voles ?


33. Pourquoi recourir Ă  des coordinateurs d’équipes bĂ©nĂ©voles ?

– La plupart des Ă©quipes sont coordonnĂ©es par un ou plusieurs membres.
– Leur prĂ©sence est un Ă©lĂ©ment-clĂ© du modĂšle car :

‱ La coopĂ©rative peut maintenir une Ă©quipe salariĂ©e rĂ©duite,
‱ Ces coordinateurs deviennent, par leur connaissance de dĂ©tails opĂ©rationnels, une ressource consultative importante pour les salariĂ©s dans leur gestion quotidienne du magasin.


34. Quel sera le rĂŽle des coordinateurs d’équipes bĂ©nĂ©voles ?

– Ils dĂ©lĂšguent les tĂąches, tout en participant au travail, et tĂ©moignent de la prĂ©sence des membres de l’Ă©quipe.
– Ces coordinateurs d’Ă©quipe s’engagent Ă  mieux connaĂźtre les protocoles de la coopĂ©rative et ils sont un trait d’union entre les salariĂ©s et les membres.


Quelles seront les attributions des salariés ?


35. Quels sont les domaines de gestion rĂ©servĂ©s Ă  l’Ă©quipe salariĂ©e ?

Exemples des domaines de gestion rĂ©servĂ©s Ă  l’Ă©quipe salariĂ©e :

‱ l’emplacement des produits dans le magasin,
‱ les fournisseurs avec lesquels la coopĂ©rative travaille,
‱ les horaires d’ouverture,
‱ l’embauche ou le licenciement et quand le faire,
‱ le dĂ©veloppement des systĂšmes pour gĂ©rer la participation des membres,
‱ les dĂ©cisions liĂ©es Ă  la mise en vente des produits.


36. Existera-t-il un esprit coopératif entre les salariés et les coopérateurs ?

– Établir une hiĂ©rarchie classique des salariĂ©s au sein d’un projet de ce modĂšle est difficilement imaginable.
– Le fonctionnement de l’Ă©quipe salariĂ©e doit donner l’exemple aux membres : coopĂ©ratif, efficace et sĂ©rieux, avec une prise de conscience de la responsabilitĂ© qu’engendre la gestion d’une coopĂ©rative de ce modĂšle.
– L’ensemble des coopĂ©rateurs et des salariĂ©s veillent Ă  un climat bienveillant et non moralisateur.


Quels sont les organes de « gouvernance » et de gestion ?

La gouvernance est la mise en Ɠuvre d’un ensemble de dispositif (rĂšgles, normes, protocoles, conventions, contrats) pour assurer une meilleur coordination des parties prenantes d’une organisation, afin de prendre des dĂ©cisions consensuelles et de lancer des actions concertĂ©es.


37. Comment est réparti le pouvoir décisionnel, entre les salariés et les membres-coopérateurs ?

Une coopĂ©rative peut mourir d’un manque de dĂ©mocratie, comme d’un surplus. Il convient de s’assurer que :

‱ les coopĂ©rateurs ressentent que la coopĂ©rative est rĂ©ellement Ă  eux et qu’ils ont la possibilitĂ© de s’impliquer et de l’amĂ©liorer (en coopĂ©ration et discussion avec les autres membres), dans le cas contraire, ils risquent de partir,
‱ l’Ă©quipe salariĂ©e a une grande latitude pour gĂ©rer le magasin en fonction des besoins rĂ©els qu’ils affrontent quotidiennement.


38. Comment organiser un dialogue entre les salariés et les coopérateurs ?

Les salariés et les coopérateurs, sont en dialogue constant et il y a des chevauchements :

‱ Les coopĂ©rateurs peuvent discuter et mĂȘme voter de modifier des pratiques mises en place par les salariĂ©s,
‱ Les salariĂ©s font rĂ©guliĂšrement des retours sur les effets secondaires opĂ©rationnels engendrĂ©s par la mise en pratique des dĂ©cisions votĂ©es en AG.


39. Quelle sera le rĂŽle de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ?

Les coopĂ©rateurs dĂ©cident les politiques gĂ©nĂ©rales de la CoopĂ©rative directement en AG, sans passer par un conseil d’administration car une forte autonomie sur la gestion quotidienne du magasin est accordĂ©e Ă  l’Ă©quipe salariĂ©e.
Exemples de décisions prises par les coopérateurs en AG :

‱ instituer un Ăąge de retraite, les coopĂ©rateurs qui ont participĂ© au fonctionnement du magasin pendant au moins 20 ans et qui ont 65 ans peuvent dĂ©cider de ne plus assurer leurs services, tout en gardant le droit de faire leurs courses,
‱ interdire la vente de l’eau en bouteilles en plastique,
‱ allouer des bĂ©nĂ©fices de la CoopĂ©rative au transport vers une manifestation environnementale,
‱ agrandir la Coop en achetant un bĂątiment Ă  cĂŽtĂ©,
‱ choisir qui engager pour faire les audits externes des comptes de la coopĂ©rative.


40. Quel est le rÎle du comité de gouvernance ?

– La CoopĂ©rative est administrĂ©e par le PrĂ©sident assistĂ© par un ComitĂ© de Gouvernance composĂ© de trois membres au moins, Ă  douze membres au plus, pris parmi les associĂ©s.
– Ils sont nommĂ©s et rĂ©vocables par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale pour une durĂ©e de deux ans.
– Le ComitĂ© de Gouvernance participe, aux cĂŽtĂ©s du PrĂ©sident, Ă  la dĂ©termination des orientations de l’activitĂ© de la CoopĂ©rative, dans le cadre de la politique gĂ©nĂ©rale fixĂ©e par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.
– Le comitĂ© de gouvernance veille Ă  la mise en Ɠuvre des dĂ©cisions.


41. Quel est le rÎle du président ?

Le président est habilité à représenter la coopérative.

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